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Qui a intérêt à maintenir ce pouvoir en vie ?

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argaiv1940

Lundi, 16 Juillet 2012 00:37

interettransitionNombreux sont ceux qui, comme nous, étaient pendus aux lèvres des déclarations  promises à la place du Magro ce samedi 14 juillet 2012. Et on reste sur notre faim car les discours se suivent et se ressemblent. Il semblait convenu qu’il incombait  directement au président Ravalomanana d’annoncer son retour au pays. Le faire à sa place et utiliser cela pour appâter la foule n’est donc pas très honnête et démontre la vacuité des propos de ceux qui prennent la parole à cette fameuse place. La place du Magro ne doit pas se réduire à un rassemblement pour écouter des incantations.

Elle est encore moins un prétoire  pour justifier des postures politiques dont on sait aujourd’hui leurs limites. Cette place devenue un symbole, est évidemment le seul endroit pour rencontrer le président Ravalomanana, du moins par téléphone, et nombreux sont ceux qui y viennent dans l’espoir de ce rendez-vous et s’y accrochent car c’est devenu une nécessité. 
Cette réunion quotidienne ne doit pas être un jeu de dupes et croire à la naïveté des assidus est aussi une erreur monumentale. Qu’il soit entendu que les habitués du Magro représentent par procuration d’autres millions d’autres, ne signifie pas que cette majorité silencieuse soit prête à entendre tout ce qu’on essaie de leur dire. A l’heure d’internet, tout finit toujours par se savoir. 

 

L’impasse dans laquelle se trouve la crise ne saurait justifier des attitudes d’observations car le temps joue toujours en faveur des voleurs. C’est justement dans les phases de flottement que les vrais leaders doivent montrer leurs convictions. Qu’ils se libèrent des petits calculs politiques, car ceux là n’arrivent pas à cacher les échecs des stratégies et des connivences qu’on dissimule mal. Il faut également cesser d’inventer des prétextes pour ne pas agir jusqu’à dire que le renversement de Rajoelina ne milite pas pour le retour du président Ravalomanana à Madagascar.  

Alors quand on arrive à tenir de tels propos, on est bien en droit de se poser des questions. Personne n’est dupe. Le jeu de pouvoir se réduit à des batailles d’intérêts et de privilèges que, ceux qui gravitent autour et à l’intérieur du régime, tous bords confondus,  n’ont aucune envie de lâcher.

Aujourd’hui, il n’est pas exagéré de dire que plus rien ne marche à Madagascar. Et les choses ne vont pas s’améliorer car il est acquis que le putschiste n’obtiendra jamais la reconnaissance internationale. Quand les nations unies ont recommandé les dates d’élections, il est acquis qu’aucun autre pays au monde ne va risquer le ridicule en normalisant ses relations avec un pays dirigé par un auteur de coup d’état et reconnu comme tel. Que des prises de contact soient faites par des représentations de certains pays,  mais les interpréter comme une reconnaissance, c’est ignorer ce qu’est la diplomatie.

Que  si la feuille de route soit menée sous l’égide la communauté internationale, ne lui donne pas valeur de parole d’évangile. On ne compte pas les conventions, accords et autres signatures ayant fini leurs vies à la poubelle, car les peuples ont simplement réussi à se ressaisir et s’unir comme un seul homme et abattre  leurs oppresseurs.