Andry Rajoelina fuit la CPI
Le jour même de l’arrivée à Antananarivo d’une délégation de la CPI (Cour Pénale Internationale) pour les besoins de l’enquête concernant les évènements du 7 février 2009, Andry Rajoelina a pris la poudre d’escampette. Il a raté l’occasion de montrer qu’il n’a pas de problème avec la vérité.
Sa crainte d’être cité et sollicité pour les besoins de cette enquête est trop forte, qu’il a préféré partir et éviter d’y perdre la face, et jeter un discrédit définitif à cet appareil judiciaire que la hat a réduit en banal outil d’élimination politique.
Alors que le pays connait l’une des plus graves crises de son existence, le putschiste en chef n’assume pas ses responsabilités. Le statut de chef d’état se mérite et ne se décrète pas. Son cas est désespéré puisqu’une semaine après avoir légalisé le trafic de bois de rose, il se voit refuser l’accès du territoire américain. La teneur de la note du Trésor américain concernant ce même trafic y est certainement pour quelque chose… le voilà donc pour un séjour d’attente en France où il risque également de se faire remballer poliment. Il se trouve comme un pestiféré, dans un cul de sac politique où il doit se morfondre à faire les cent pas dans sa suite royale de l’hôtel Méridien de Paris, payé par la sueur des contribuables malgaches, classés par le magazine Forbes comme étant ceux qui vivent dans le pays ayant la pire économie du monde.
Si l’on rajoute à cela, les sanctions dont elle fait l’objet de la part du Conseil de Paix et Sécurité de l’Union Africaine, ainsi que la motion de l’Union Européenne du 7 juin dernier qui condamne la hat sans détour, c’est une autorité qui est cernée de partout. L’étau se resserre progressivement autour des membres de ce pouvoir. Le mouvement est irréversible même s’il peut être ralenti par l’arrosage constant d’espèces sonnantes et trébuchantes de ces individus armés, ayant perdu tout sens moral. Ce n’est pas une surprise aujourd’hui que des armes en tout genre soient introduites en toute illégalité comme pour anticiper le tarissement du robinet…la politique de la terre brûlée n’est pas loin.
Avant que l’irréparable ne se produise, les malgaches doivent se lever comme un seul homme et prendre son destin en main. Le monde nous regarde !




