Communiqué
Montpellier 02 Décembre 2010
Votre Excellence SEM Joachim Chissano, Chef de médiation sur la crise malgache
Votre Excellence Docteur Léonardo Simao , Chef de mission représentant la SADC
Votre Excellence M. Tomaz Salomao, Secrétaire exécutif de la SADC
Excellences,
Tout d'abord, recevez notre profonde gratitude et notre reconnaissance pour les efforts déployés sans relâche par la SADC, durant ces vingt derniers mois, pour sortir Madagascar de la crise grave dans laquelle elle se trouve plongée.
Nous, les Gasy Tia Tanindrazana (GTT) de la diaspora malgache de France, dénonçons plus particulièrement la continuation d’une politique médiatique de la part de la France, tendant à réprouver officiellement l’illégalité du pouvoir de fait à Madagascar, tout en l’appuyant en sous-main par tous les moyens.
Des droits élémentaires sont bafoués et nous souhaitons la poursuite de votre mission pour que Madagascar retrouve la stabilité, pour que sa population puisse retravailler à son développement dans le concert des nations.
Ainsi, suite à la décision unilatérale de la HAT, pouvoir illégal sans aucune légitimité, d’organiser un referendum constitutionnel, le 17 novembre 2010, que l’ensemble de la Communauté Internationale a refusé de cautionner, on a constaté l’arrivée discrète à Madagascar, déclarée à titre personnel dans un premier temps, d’un groupe de quatre parlementaires français de l’UMP. Ces personnes ont prétendu, dans leurs rapports à l’Assemblée Nationale et au Sénat, largement relayés par les médias francophones, avoir estimé régulières les conditions de déroulement de cette consultation dans les bureaux qu’elles ont visités.
Or, non seulement l'établissement des listes électorales et l'information des citoyens ont été bâclés en quelques jours, mais des bulletins précochés ont été mis en circulation au vu et au su de la population et les électeurs ont subi menaces et intimidations.
De plus, il est de notoriété publique que les media français sont muselés depuis 20 mois concernant la crise à Madagascar et qu’une désinformation lourde, à la limite de la décence, a sévi durant le mois qui a précédé le coup d’état.
On ne peut que faire un rapprochement entre ce comportement et la déclaration antérieure d’un membre de la Commission des Affaires Etrangères selon laquelle le retour à Madagascar du Président Ravalomanana « constituerait une problématique pour la France ».
Il faut également rappeler, dans le même ordre d’idée, l’appréciation, significative de la part de M. Joyandet, secrétaire d’Etat à la Coopération à l’époque, qui a précisé à l’envi que « le retour à Madagascar du Président Ravalomanana provoquerait une guerre civile ». Pendant ce temps, les arrestations arbitraires se multiplient de façon anarchique et aveugle, faisant fi des résultats du rapport du mois de novembre de International Crisis Group (Africa n° 166).
Nous sollicitons la SADC pour qu’elle se penche plus particulièrement sur cette distorsion médiatique grave entre la réalité des faits sur le terrain et leurs rapports auprès du public ces dernières années.
Ce régime de voyous putchistes à la solde d'une puissance étrangère a arrêté récemment des soldats légalistes en les faisant passer pour des mutins et le Général Raoelina, notamment, a subi des tortures qui l’a mis entre la vie et la mort pendant plusieurs jours.
Les leaders de la mouvance Ravalomanana ont été jetés en prison, au mépris des droits élémentaires de l' Homme, et quantité de journalistes et de militants sont encore en prison.
Dernierement le Pr Ranjeva, ancien Vice-Président duTribunal Pénal Internationnal, et sa fille ont été accusés d'avoir fomenté un coup d'état.
Devant les souffrances de la population qui vit dans la terreur au quotidien, nous appelons l’engagement ferme de la SADC, conformément aux textes constitutifs de la SADC, textes auxquels Madagascar a adhéré sans aucune réserve, d'une part aux côtés de l’armée légaliste, à participer activement à l'application des règles internationales et au démantèlement des forces coercitives du pouvoir de fait constituées de milices privées, pour sauver Madagascar de la mainmise des anciens colonisateurs; d'autre part pour que les Malgaches expatriés puissent revenir dans des conditions de sécurité acceptables, en particulier le Président élu, Marc Ravalomanana.
Nous sommes certains que l'action des hommes de bonne volonté pour le rétablissement de la Paix et de la sécurité va prévaloir sur la Terre de Madagascar et que le Peuple malgache pourra à nouveau retrouver la sérénité avec votre aide.
Enfin, nous attirons l’attention de la SADC sur la nécessité de veiller à la justesse, la liberté des scrutins à venir, ainsi que le respect de leur caractère neutre, inclusif et consensuel.
GTT Montpellier
GTT Marseille
GTT Toulouse
GTT Bordeaux
GTT IDF
GTT Int GE
APRIM_Madagascar (Amitié Provence-Madagascar)
Votre Excellence SEM Joachim Chissano, Chef de médiation sur la crise malgache
Votre Excellence Docteur Léonardo Simao , Chef de mission représentant la SADC
Votre Excellence M. Tomaz Salomao, Secrétaire exécutif de la SADC
Excellences,
Tout d'abord, recevez notre profonde gratitude et notre reconnaissance pour les efforts déployés sans relâche par la SADC, durant ces vingt derniers mois, pour sortir Madagascar de la crise grave dans laquelle elle se trouve plongée.
Nous, les Gasy Tia Tanindrazana (GTT) de la diaspora malgache de France, dénonçons plus particulièrement la continuation d’une politique médiatique de la part de la France, tendant à réprouver officiellement l’illégalité du pouvoir de fait à Madagascar, tout en l’appuyant en sous-main par tous les moyens.
Des droits élémentaires sont bafoués et nous souhaitons la poursuite de votre mission pour que Madagascar retrouve la stabilité, pour que sa population puisse retravailler à son développement dans le concert des nations.
Ainsi, suite à la décision unilatérale de la HAT, pouvoir illégal sans aucune légitimité, d’organiser un referendum constitutionnel, le 17 novembre 2010, que l’ensemble de la Communauté Internationale a refusé de cautionner, on a constaté l’arrivée discrète à Madagascar, déclarée à titre personnel dans un premier temps, d’un groupe de quatre parlementaires français de l’UMP. Ces personnes ont prétendu, dans leurs rapports à l’Assemblée Nationale et au Sénat, largement relayés par les médias francophones, avoir estimé régulières les conditions de déroulement de cette consultation dans les bureaux qu’elles ont visités.
Or, non seulement l'établissement des listes électorales et l'information des citoyens ont été bâclés en quelques jours, mais des bulletins précochés ont été mis en circulation au vu et au su de la population et les électeurs ont subi menaces et intimidations.
De plus, il est de notoriété publique que les media français sont muselés depuis 20 mois concernant la crise à Madagascar et qu’une désinformation lourde, à la limite de la décence, a sévi durant le mois qui a précédé le coup d’état.
On ne peut que faire un rapprochement entre ce comportement et la déclaration antérieure d’un membre de la Commission des Affaires Etrangères selon laquelle le retour à Madagascar du Président Ravalomanana « constituerait une problématique pour la France ».
Il faut également rappeler, dans le même ordre d’idée, l’appréciation, significative de la part de M. Joyandet, secrétaire d’Etat à la Coopération à l’époque, qui a précisé à l’envi que « le retour à Madagascar du Président Ravalomanana provoquerait une guerre civile ». Pendant ce temps, les arrestations arbitraires se multiplient de façon anarchique et aveugle, faisant fi des résultats du rapport du mois de novembre de International Crisis Group (Africa n° 166).
Nous sollicitons la SADC pour qu’elle se penche plus particulièrement sur cette distorsion médiatique grave entre la réalité des faits sur le terrain et leurs rapports auprès du public ces dernières années.
Ce régime de voyous putchistes à la solde d'une puissance étrangère a arrêté récemment des soldats légalistes en les faisant passer pour des mutins et le Général Raoelina, notamment, a subi des tortures qui l’a mis entre la vie et la mort pendant plusieurs jours.
Les leaders de la mouvance Ravalomanana ont été jetés en prison, au mépris des droits élémentaires de l' Homme, et quantité de journalistes et de militants sont encore en prison.
Dernierement le Pr Ranjeva, ancien Vice-Président duTribunal Pénal Internationnal, et sa fille ont été accusés d'avoir fomenté un coup d'état.
Devant les souffrances de la population qui vit dans la terreur au quotidien, nous appelons l’engagement ferme de la SADC, conformément aux textes constitutifs de la SADC, textes auxquels Madagascar a adhéré sans aucune réserve, d'une part aux côtés de l’armée légaliste, à participer activement à l'application des règles internationales et au démantèlement des forces coercitives du pouvoir de fait constituées de milices privées, pour sauver Madagascar de la mainmise des anciens colonisateurs; d'autre part pour que les Malgaches expatriés puissent revenir dans des conditions de sécurité acceptables, en particulier le Président élu, Marc Ravalomanana.
Nous sommes certains que l'action des hommes de bonne volonté pour le rétablissement de la Paix et de la sécurité va prévaloir sur la Terre de Madagascar et que le Peuple malgache pourra à nouveau retrouver la sérénité avec votre aide.
Enfin, nous attirons l’attention de la SADC sur la nécessité de veiller à la justesse, la liberté des scrutins à venir, ainsi que le respect de leur caractère neutre, inclusif et consensuel.
GTT Montpellier
GTT Marseille
GTT Toulouse
GTT Bordeaux
GTT IDF
GTT Int GE
APRIM_Madagascar (Amitié Provence-Madagascar)




