Seule la France peut le faire !
Le psychodrame que l’équipe de France donne en spectacle à la face du monde, à quelques jours de leur match contre l’Afrique du Sud, prend l’allure d’une télé-réalité en mondovision. S’il est inutile de revenir sur les raisons de ce gros ratage sportif, un des motifs de cet échec est la croyance que la mise en commun des valeurs marchandes d’individualités, pourrait faire une équipe dont la qualité se mesure au nombre de zéros de leur compte en banques. Cette logique est complètement dévoyée dans le sport et ne doit pas faire office de feuille de route en politique.
L’expérience de l’équipe de France dans cette coupe du monde est une illustration de cette mentalité qui cherche à atteindre un but en se donnant les moyens, tous les moyens… Alors que les autres équipes jouent sur le terrain, celle de la France patauge dans les invectives, mutineries et autres putschs entre staff et joueurs. Tout cela est-il surprenant ? Pas tant que cela. En fait, ces joueurs français reproduisent simplement et avec leur manière, et peut-être à l’insu de leur plein gré, les us et coutumes de leurs dirigeants qui ne sont pas eux-mêmes des exemples de vertu. Les consternations et autres déclarations de ces mêmes politiciens faussement abasourdis et indignés, deviennent ridicules, sauf pour se faire bonne conscience, et cela n’y fera rien. Cela suffirait-il à interpeller leur conscience et accepter qu’une stratégie qui ne fonctionne pas au niveau d’une équipe de football, n’a qu’une très faible chance de fonctionner à l’échelle d’un pays ?
Ce ramdam footballistique français paraît si loin des préoccupations des malgaches. Pas si sûr ! Cette coupe du monde qui se déroule en Afrique du Sud donne l’opportunité au monde de découvrir ce que les français savent faire : faire le spectacle au milieu d’un spectacle. Cet événement mondial est une loupe grossissante d’une partie de l’identité française, que les pays ayant appartenu à son empire colonial connaissent déjà. Les cris d’orfraie et d’indignations autour de cet événement extra sportif, auront plus de valeur et mieux appropriés s’il s’agissait de défendre l’honneur d’un peuple qui réclame sa libération. Il est certain que l’opinion publique française ignore souvent les turpitudes de ses dirigeants. Finira-t-elle un jour par savoir que seule, la France au nom de leurs dirigeants, fait le spectacle au sein de l’Union Européenne, en apportant son soutien à celui qui a fait le coup d’état à Madagascar avec l’aide des éléments mutins de l’armée ? Il faut l’espérer. Dans l’immédiat Madagascar est un pays occupé et nous faisons également un appel à la résistance, comme l’autre un 18 juin, contre cette autorité de fait qui n’a aucune légitimité mais qui se donne tous les droits pour maintenir les malgaches dans la pauvreté et la terreur.
Ce ramdam footballistique français paraît si loin des préoccupations des malgaches. Pas si sûr ! Cette coupe du monde qui se déroule en Afrique du Sud donne l’opportunité au monde de découvrir ce que les français savent faire : faire le spectacle au milieu d’un spectacle. Cet événement mondial est une loupe grossissante d’une partie de l’identité française, que les pays ayant appartenu à son empire colonial connaissent déjà. Les cris d’orfraie et d’indignations autour de cet événement extra sportif, auront plus de valeur et mieux appropriés s’il s’agissait de défendre l’honneur d’un peuple qui réclame sa libération. Il est certain que l’opinion publique française ignore souvent les turpitudes de ses dirigeants. Finira-t-elle un jour par savoir que seule, la France au nom de leurs dirigeants, fait le spectacle au sein de l’Union Européenne, en apportant son soutien à celui qui a fait le coup d’état à Madagascar avec l’aide des éléments mutins de l’armée ? Il faut l’espérer. Dans l’immédiat Madagascar est un pays occupé et nous faisons également un appel à la résistance, comme l’autre un 18 juin, contre cette autorité de fait qui n’a aucune légitimité mais qui se donne tous les droits pour maintenir les malgaches dans la pauvreté et la terreur.




