Rajoelina se console à Paris
C’est durant son séjour parisien que Rajoelina apprendra le nom du nouveau président de l’UA en la personne du président du Malawi, Bingu wa Mutharika. Khadafi doit céder sa place et celui qui rêve de devenir le roi des rois d’Afrique doit revenir sur terre et se contenter d’être seulement leader, chez lui. La vaine tentative du chef libyen d’avoir voulu se maintenir à la présidence de l’UA est un nième camouflet diplomatique pour le putschiste Rajoelina, qui perd un allié de poids dans sa quête de reconnaissance, car celui qui l’a si bien compris, est arrivé au pouvoir en Libye en septembre 1969 par les mêmes procédés : un coup d’état.
Mr Rajoelina pourra toujours se consoler en étant certain de recevoir les bons égards de la France qui lui offre un accueil cinq étoiles et qui doit être aux petits soins pour son poulain putschiste. Un vrai casse-tête quand même pour les gourous de la France-Afrique : que faire de cet apprenti dictateur qui atteint ses limites en croyant qu’un pays se gère comme un dancing. Mais il faut se méfier d’une bête traquée qui joue son va-tout pour rester au pouvoir coûte que coûte, étant assuré, en plus, du soutien indéfectible d’une main invisible, devenant de plus en plus visible, de la mère nourricière.
S’il n’est pas évident aujourd’hui de croire à l’application des accords de Maputo, la raison doit inciter tous les protagonistes à reprendre les chemins de la négociation. Aucune initiative prise unilatéralement n’aura aucune chance d’aboutissement et encore moins de l’adhésion des malgaches. La reconnaissance ne se gagne pas par la menace des baïonnettes, elle s’acquiert par l’humilité et le respect de la parole donnée.
L’arrivée du président Mutharika à la tête de l’UA devrait marquer un tournant dans la gestion de la crise malgache. Le rôle important que la Sadec s’y est donné, laisse augurer une implication plus forte encore dans la suite du processus. Alors, le président du Malawi ? Oui, oui !
S’il n’est pas évident aujourd’hui de croire à l’application des accords de Maputo, la raison doit inciter tous les protagonistes à reprendre les chemins de la négociation. Aucune initiative prise unilatéralement n’aura aucune chance d’aboutissement et encore moins de l’adhésion des malgaches. La reconnaissance ne se gagne pas par la menace des baïonnettes, elle s’acquiert par l’humilité et le respect de la parole donnée.
L’arrivée du président Mutharika à la tête de l’UA devrait marquer un tournant dans la gestion de la crise malgache. Le rôle important que la Sadec s’y est donné, laisse augurer une implication plus forte encore dans la suite du processus. Alors, le président du Malawi ? Oui, oui !




