Quelle limite au droit d’ingérence ?
Qui ne se souvient pas de ce fameux slogan lancé par le french doctor de l’époque, prompt à se mettre devant les caméras, jusqu’à se faire filmer, un sac de riz sur le dos sur les plages de la Somalie, naguère ravagée par la guerre ? Aujourd’hui, le ministère français chargé des affaires étrangères ne se cache plus pour apporter son soutien à l’homme qui a commis le coup d’état à Madagascar en Mars dernier. C’est ainsi que mr Kouchner voit le monde, tel que racontait Pierre Péan dans son livre, en dévoilant la face cachée de cet homme qui parlait de la démocratie avec ce célèbre ton scandalisé. Mais autres temps, autres mœurs. Celui qui exprimait sa colère contre ces dictateurs, qui pour la plupart était des putschistes, se trouve actuellement de leur côté. Allié de poids, précieux soutien, pour qui la franceafrique est devenue une sorte de feuille de route de celui qui est devenu le numéro un de la diplomatie française. Toutes ces valeurs, qui faisaient la fierté de la France, ne ressemblent plus qu’à des vieilles affichettes poussiéreuses. Démocratie, liberté d’expression, et autres balivernes…foutaises, rangées au placard.
Comme Jean-Marie Bockel, qui voulait tourner le dos à la franceafrique…exit, par ici la sortie. Aujourd’hui, c’est Alain Joyandet qui s’y colle. Il s’en donne à cœur joie et réussit assez bien. L’hypocrisie à l’état pur. Quand le GIC se penche pour la nième fois sur le cas de Madagascar, et émet une condamnation sans équivoques de l’attitude capricieuse de ce putschiste égocentrique, la France se différencie avec sa voix dissonante de mentor intéressé.
L’application des résolutions de la communauté internationale (voir résolution du Gic 07-01-2010) sur l’inopportunité de l’organisation et le report des législatives prévues par la Hat au mois de mars prochain, doit s’accompagner d’un arsenal coercitif. De même, la présence des soit disant 20000 ressortissants français à Madagascar ne doit pas être un prétexte pour le gouvernement français de se donner le droit de bafouer la démocratie à Madagascar. Aucun motif ne justifie l’activisme de la France à défendre l’indéfendable. Qu’elle garde pour d’autres latitudes son ‘droit d’ingérence ‘, et sa fausse bienveillance : elle n’aime pas les malgaches, elle aime les ressources de leurs terres !




